Illustration réalisée pour Curseurs 2 par Liza Reichenbach - @lizareichenbach sur Instagram
L’appel à projet “Numérique et transition économique” de Bruxelles Économie et Emploi a été l’occasion pour notre équipe de se plonger dans les problématiques liées aux enjeux environnemntaux du numérique et d’expérimenter des pratiques techniques alternatives. Mais en marge de notre projet technique, ces préoccupations ont aussi pris progressivement une importance dans les formations et les ateliers que nous proposons.
Vous retrouverez ici les activités que nous proposons ou auxquelles nous participons, en lien avec les impacts environnementaux du numériques et la mise en oeuvre de la sobriété numérique.
Le 14 octobre marquera la fin du support de Windows 10, un système d’exploitation qui équipe encore bien des ordinateurs dans le monde. En conséquence, seuls les ordinateurs les plus récents seront compatibles avec la nouvelle version de l’OS de Microsoft, provoquant de fait l’obsolescence logiciel de nombreux ordinateurs encore fonctionnels… - une mise au rebut qui se chiffrerait à 240 millions d’appareils d’après certaines estimations.
Alors qu’une grande part des impacts écologiques engendrés par le numérique est liée à la production de nouveaux appareils, Microsoft nous force à remplacer des appareils fonctionnels, allant à contre-courant des injonctions à garder le plus longtemps possible ceux que nous avons.
Le numérique nous apparaît généralement à travers des images, des mots, des pictogrammes, des métaphores ou encore des interactions… Derrière ces choix de design en apparence techniques, il y a une manière très particulière de présenter et promouvoir cet ensemble socio-technique : celle d’un numérique sans matière, sans friction et sans impact.
La journée d’études se tiendra le mardi 8 avril 2025 dans la salle de conférences de la MISHA de l’Université de Strasbourg, Allée du Général Rouvillois, 67000 Strasbourg et retransmise en ligne.
Né grâce à partir d’une bourse de l’Université de Liège, le projet Printemps 2075 donne naissance à un festival engagé, librement inspiré du mouvement SolarPunk.
Apparu au début du XXIe siècle, le SolarPunk propose une vision alternative à l’imaginaire catastrophiste de l’avenir. Il envisage un futur durable, conciliant respect de l’environnement et justice sociale.
Porté par une quinzaine d’étudiants de Gembloux Agro-Bio Tech, le Festival Printemps 2075 rassemble associations, entreprises, conférenciers, artistes et musiciens dans une exploration collective du monde de demain.
Jeudi 20 mars à 19h, un moment d’échange et de discussion autour du dernier numéro de Curseurs se tiendra à la librairie Par chemins.
« Derrière la gratuité, qu’interrogeait le précédent numéro, s’esquissait une autre question : un service n’est jamais complètement gratuit, entre autres parce que on fonctionnement, et son existence même, nécessite une certaine infrastructure matérielle pour fonctionner : des machines, de l’énergie… »
Les articles qui composent ce numéro nous invitent à visualiser les chaînes de production matérielle qui composent les infrastructures du numérique, souvent invisibilisées derrière le concept-programme mensonger de « dématérialisation ».
Après avoir joué un rôle important dans la campagne électorale de Donald Trump aux Etats-Unis, Elon Musk, patron de X (anciennement Twitter), affiche ouvertement son soutien aux partis d’extrême droite en Europe. Par exemple, des débats politiques ont été organisés sur X en invitant uniquement des partis d’extrême-droite. Notamment pour ces raisons, Canopea et d’autres associations ont récemment décidé de quitter X, et appellent leurs membres et sympathisants à faire de même.
Terminaux intelligents et connectés, câbles logés sous les routes et les océans, ordinateurs entassés dans les centres de données… Derrière la prétendue “dématérialisation”, le numérique est pourtant éminemment matériel, impliquant des machines et des matériaux bien physiques. De l’extraction des ressources non renouvelables nécessaires à la production des appareils, à l’impossibilité de les recycler, en passant par la consommation énergétique requise pour leur fonctionnement, l’empreinte écologique de nos usages numériques est bien plus importante qu’on ne le croit.
Acquérir une vision de ce qui se joue derrière nos écrans ne va pas de soi. Et pour cause, l’omniprésence du « sans-fil » et l’usage massif du « cloud » pour stocker nos documents concourent à rendre impalpables des technologies qui pourtant engagent une importante techno-structure faite de machines, de câbles et de disques de stockage.
C’est à cet imaginaire dématérialisé que s’attaque le numéro 4 du journal Curseurs. Edité par l’asbl Tactic, son dossier thématique invite à explorer la matérialité technique du numérique, des câbles qui partent de nos habitations à ceux qui s’étalent sous les mers, en passant par les centres de données.
Le numérique colonise nos vies. La « digitalisation » du monde avance à pas de géant. En tant qu’adultes, en tant que parents, en tant que jeunes, disposons-nous toutes et tous d’une solide culture du numérique pour poser un regard critique sur ces technologies, afin de pouvoir poser des choix éclairés, conscients et émancipateurs ?
La Face cachée du clic est un cycle de 6 ateliers pour mieux appréhender l’univers numérique ; des espaces de réflexion et de dialogue parents-ados, de partage d’expériences et de connaissances, pour comprendre ce qui se joue derrière nos clics, permettre à chacun·e d’aborder l’univers numérique avec un regard éclairé et critique, et d’agir en conséquence.
[En raison d’un trop faible nombre d’inscrit·e·s aux deux horaires proposés, les deux activités planifiées demain sont annulées. Si vous êtes intéressé·e par cette activité et souhaitez savoir quand elle sera remise à l’agenda, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse : info@tacticasbl.be]
On peut accéder à ses e‑mails et gérer facilement son courrier de son téléphone et depuis son ordinateur… Ajouter un rendez-vous dans notre agenda sur un téléphone apparaît immédiatement dans l’interface de notre navigateur web.
Travailler avec (et pour) un bien commun numérique est un choix qui engage votre structure dans une démarche de durabilité, de sobriété et de respect de la vie privée. Les logiciels libres (ou opensource), c’est-à-dire dont le code est ouvert, sont des biens communs numériques qui ne demandent qu’à être partagés, améliorés par l’expérience collective, adaptés à des usages précis. Pourquoi se priver de la richesse des services qu’ils peuvent nous rendre ?